Histoire de Civray en Berry.
Généralités

La commune de Civray, qui porte le nom de son principal village, se situe dans le département du Cher qui, lui-même fait partie de la région Centre.
Sa position exacte sur le globe terrestre est de :
- 46°58'05'' de latitude Nord.
- 2°10'30'' de longitude Est.
Elle a une superficie de 40,87 km2.
Son altitude minimum est de 125 mètres et la maximum est de 162 mètres.
Le dernier recensement (2006)nous indique une population de 1023 habitants, ce qui donne une densité de 24 habitants au km2.
Les Principaux hameaux qui s'étendent sur son territoire sont :
- le village de " Civray " qui donne son nom à la commune
- puis au Nord, Le Grand Entrevin ; le Petit Entrevin ; Les Quatre Maisons.
- au Nord Est, le " Coudray " ; " Le Château du Coudray " ; " Le Coin de l'Enfer " ; " La Chaume ".
- à l'Est, " Bois Ratier ".
- au Sud Est, " La Chapelle du Puits " ( très anciennement Sérigny); " Le Bois Bourbon ".
- au Sud, " La Coudras " ; " Le Colombier ".
- au sud Ouest, " Galard ".
- à l'Ouest, " Sérille " ; " Le Pontet " ; " Les Rondeaux "
- .
La partie Nord de la commune est coupée par l'ex nationale 151 devenue aujourd'hui départementale.
Elle est traversée par le chemin de grande Randonnée N° 41.
Enfin, à ses limites Sud Ouest puis Ouest, s'écoule du sud au nord, un petit cours d'eau nommé " Le ruisseau du Pontet.
Les terres de Civray à la préhistoire
Tout comme les autres territoires de cette partie de
Champagne Berrichonne, ce lieu, qui englobera plus tard la
paroisse, puis la commune de Civray, a accueilli le chasseur cueilleur du néolithique (1).
Les origines métissées de cet homme étaient la résultante de plusieurs vagues de migrations venues d'Europe centrale et d'Europe du Nord, des Balkans et de la vallée du Danube.
Les racines de sa culture civilisationnelle, incluaient la culture lithique de l'industrie Tardenoisienne, et la culture céramique de l'industrie de Cerny (2).
C'est près de l'actuelle ferme de " Galard " qu'on trouve les vestiges de la présence des hommes du néolithique. Il y avait là, fin 19ème siècle, sur la voie romaine appelée dans la région " Chaussée de César " " une pierre large " qui servit plus tard de borne de justice (3).
Les terres de Civray pendant l'antiquité
Ces hommes du néolithique, semi-nomades, qui se déplaçaient dans les vallées du Cher et de l'Arnon, en coupant par les terres qui aujourd'hui forme la commune de Civray, ont vu l'arriver des hommes de race Indo-européenne d'ethnie celtique. Ils venaient d'Asie occidentale, et ils se nommaient les " Galls " (4).
On trouve le témoignage de leur présence :
- d'abord à Civray même où fut retrouvée, lors du remembrement de 1969 - 1970, une épée de bronze (5).
- puis ensuite, sur la rive gauche de l'Arnon, entre les villages de Saint Ambroix et Saugy (la commune de Saugy s'appelait avant 1885, " Dames Saintes "), sur " les terres d'Arneuse " qui plus tard se sont appelées " Arnaize ", devenues aujourd'hui " les terres de " Renaize "(6).
Vers la première moitié du 7 e siècle av J.C., les Galls, qui s'étaient installés sur ces terres, ont vu, à leur tour, arriver une autre migration de même ethnie celtique que la leur, celle du peuple des " Kimris " (7).
La présence de ces Celtes est révélées par la découverte,
sous la voie romaine d'une bague en bronze qui représentait un serpent dont la tête manquait La queue du reptile s'enroule afin de fermer le chaton
De récentes fouilles (1987 et 1988) ont mis à jour un mobilier qui atteste d'une activité humaine datant de la fin de l'age du Bronze.
Les terres de Civray pendant la période gauloise
Les Galls ont résistés à cette invasion migratrice des Kimris mais le temps passant, ces deux peuples de même culture se sont réunis pour former celui des " Gallo Kimris " (8). Les Gallo Kimris vont êtres nommés " Gaulois " et le territoire que forme la " Galatie ", va peu à peu changer d'appellation pour devenir la " Gaule ". Les terres de Civray furent l'un des territoires d'un peuple Gaulois nommé " Bituriges Cubi " qui allait occuper un territoire qui s'étendait sur les plateaux du Limousin, Orléans, une partie de la Bourgogne, le nord-est de l'Aquitaine (9).
Les terres de Civray, et d'autres des alentours, attestent de cette présence gauloise :
- D'abord ce fut sur le territoire même de la commune de Civray que fut trouvé sous la voie romaine (chaussée de César) un bracelet en fils de bronze plein de forme ovale, orné de stries transversales et obliques. Ce bracelet était passé dans un tibia (10).
- Puis près de " Peluées " aujourd'hui nommée " Peluyres " fut découverte en 1882 par le docteur Pineau une habitation souterraine gauloise à l'intérieur de laquelle furent recueillis des fragments de poterie noire, façonnée à la mains décorée de points blancs (11).
Les terres de Civray pendant les périodes romaines et gallo romaines
L'établissement humain aux époques romaines et gallo-romaines sur les terres de Civray est incontestable.
La présence de la voie romaine en est à elle seule un témoignage irréfutable.
Cette voie romaine -dont le tracé apparaît sur " La table des itinéraires " dite de Peutinger, qui date du 3ème ou du 4ème siècle, que Celtis Portucius avait offert à de Konrad Peutinger en1507- nomme ce lieu " De Civrayo " (12).
Elle désigne ce lieu comme proche de Ernodurum ou Ernodorum (aujourd'hui Saint Ambroix sur Arnon ") qui était la seule étape d'importance sur la voie romaine " Iter magnum de calceata " (13) entre la cité d' " Argentomagus " (Argenton) et celle d'Avaricum (Bourges).
Mais ce ne sont pas là les seuls témoins de cette période. Il faut y ajouter à Civray, au domaine " Du Puits " , la découverte en 1867 de pièces de monnaies romaines :
- l'une datant de la gens Antonia sous l'Empire entre 23 avant J. C. et 244 après J. C.
- L'autre étant un sesterce d'Alexandre Sévère qui peut être daté entre 200 et 241après J. C.(14) (15).
A Bois Ratier, au lieu nommé " Poirler Molet ", il fut découvert, en 1976, par Mr Holmgren, une villa romaine, puis deux ans plus tard des traces de bâtiments (16). (voir croquis ci-dessous).
Au Coudray, près de l'ancien château qui porte le même nom, ce fut là aussi, en 1976, la découverte aérienne de l'implantation d'une villa romaine. (voir croquis ci-dessous).
Origines du prieuré et de la paroisse de Civray
Les terres qui deviendront de nos jours la commune de Civray semblent s'être nommées du nom de Civrayo lors de la christianisation du lieu par les émissaires de Saint Sulpice qui fut premier évêque de Bourges de 626 à 646. Nous situons cette christianisation vers le 10ème siècle, à l'époque mérovingienne. Cette période de l'histoire est attestée sur ce territoire, par un retranchement de terre près de du domaine de la Coudraie connu sous le nom de " La Butte des Thusiaux " ou " Thureaux " (17).
Sur ce lieu de Civrayo l'abbaye de Saint Sulpice de Bourges établit un Prieuré dont dépendit la
cure. Une paroisse sera aussi créée qui elle, fit partie de l'archiprêtré d'Issoudun. Le plus ancien prieur connu de ce Prieuré, en 1235, fut un dénommé Gilon (18). Jean Artuys chanoine de Saint Cyr d'Issoudun en fut le prieur en 1507. En 1686 nous trouverons dans cette fonction Pierre Baudry.
Le Nom de Civrayo se transforma au fil du temps ainsi, en 1163, dans ses actes administratifs, l'abbaye de Saint Sulpice de Bourges nomma ce lieu " Sivraico " (19) ; puis en 1228 il fut appelé " Seurai le Champennois "(20) ; puis enfin en 1464 Civray le Champennois " (21). Ce fut en 1764 que le prieuré de Civray se confondit avec la paroisse qui est sous le vocable de Saint Pierre (22).
L'histoire du prieuré des terres de Civray

La première date que nous ayons concernant ce prieuré, est celle de la restitution en 1166, des revenus provenant de la taille et de la coutume de " Sérigny ", aujourd'hui La Chapelle du Puit, par le seigneur Eudes II prince d'Issoudun époux de Mahaut de Bourgogne.
Ce ne fut qu'en 1203 que Raoul III prince d'Issoudun fit don au prieuré des terres de Sérigny.
On voit en 1228 le prieuré acheter, pour le compte de l'abbaye Saint Sulpice de Bourges, des vignes sur les terres de Seurai le Champennois (Civray).
Puis il acquit des héritages à Sérigny en 1235.
En 1251 un particulier lui fera don d'un pré.
Nous verrons le prieuré, toujours pour le compte de l'abbaye de Saint Sulpice, augmenter ses biens par des acquisitions en 1283, 1404, 1435, 1448, 1466, 1484, 1499.
La tuilerie implantée à Civray était aussi propriété du prieuré
Pour tous ces biens, le prieuré, pour le compte de Saint Sulpice, baillait au procureur du roi d'Issoudun une somme de 1350 livres en 1639, de 1500 livres en 1664, 1400 livres en 1724 et 1800 livres en 1733.
De ce prieuré, il nous reste un superbe bâtiment qui date du 15ème appelé " La Grange des Dîmes " dont la forme rappelle un peu celle d'une église (23).
La paroisse des terres de Civray


A sa création, le territoire de cette paroisse s'étendait sur une partie de la seigneurie de Chârost, sur celle du Coudray et sur une partie de celle de Primelles.
L'église de cette paroisse date de plusieurs époques. Son implantation résulte du jointement de deux rectangles et d'un carré.
A l'Est, le chœur occupe l'aire déterminée par le petit rectangle. Il est voûté en deux travées à nervures dont les bases reposent sur des corbeaux de pierre grossièrement sculptés représentant un homme avec un tonnelet, un ange, un animal à carapace. Son chevet est éclairé par une fenêtre murée à sa base et dont la partie haute est séparée en trois par des meneaux délimitant des vitraux qui semble pouvoir être daté fin du 16ème
En direction de l'Ouest, ce choeur est suivit par la nef voûtée en bois qui occupe le second rectangle plus grand et dont les murs sont renforcés par des contreforts peu saillants. La lumière y entre par de hautes mais petites fenêtres Ces deux parties
communiquent par une baie.
Plan de l'église de Civray.
Dessin de Georges Garense 1885
Enfin, s'élève sur l'aire carrée, la partie la plus ancienne et la plus remarquable, une tour qui d'antan fut surmontée d'un haut clocher que la foudre fit tomber sur la nef vers 1689.
Cette tour, qui peut être datée du 11ème siècle, est anglée de contreforts de pierre. Après son écroulement, le clocher fut médiocrement restauré, ce qui donne à cette élévation une allure étriquée. Pour venir à décharge de l'exécution de cette désharmonie, il faut dire que se fut après 1686 les habitants de Civray, très peu aidés par l'abbaye Saint Sulpice de Bourges, qui financèrent les travaux de relèvement de ce clocher.
Cette église fut le lieu de deux événements :
- Dans cette église, au pied de l'autel consacré à la vierge, le 9 mai 1665, fut inhumé les intestins et d'autres partie du corps de Charles de Saint Gelais de Lusignan du Puy seigneur du Coudray (24).
- Le 10 janvier 1759, fut retrouvé, sur la voûte du porche le corps sans vie d'un jeune homme qui avait chuté du clocher (25).
Le Coudray, la seigneurie des Terres de Civray

Les terres de Civray ne furent jamais une seigneurie.
Le territoire qu'elles couvrent, tout comme celles de Bois Ratier (aujourd'hui Boisratier) ; de Sérigny (aujourd'hui La Chapelle du Puits) faisait partie de la seigneurie du Coudray, elle même vassal de Châteauneuf sur Cher.
Nous savons qu'en ce lieu du Coudray, fut construit par les Romains ou les Gallo-romains, une Villa, tout près de l'ancien château dont il reste peu de chose de nos jours.
Le nom de cette seigneurie évolua avec le temps, ainsi en 1101(26) et 1163 (27) elle est citée sous le nom de " Capella de Coldrayo " puis en 1332 on la trouve nommée " Codray ", puis " Coudray Monin " lorsqu'elle fut acquise vers 1400 par Geoffroy du Puy seigneur des Dames dit " Monin ".
Ruines du château du Coudray
Gravure de Georges Garense 1885.
Bien que nous soyons sur qu'il y eut des seigneurs au Coudray depuis fort longtemps, le premier nom qui nous est tenu de connaître est celui de Johannes de Colday en 1101. Puis nous trouvons :
- En 1332, Jean de Châteauneuf et Mathilde de Diors son épouse fille de Pierre Chevalier (28).
- Avant 1400, Thibaud Portier qui céda vers 1400, cette seigneurie à Geoffroy du Puit.
- Après 1400, Geoffroy du Puy seigneur de Dames, dit Monin, qui fut chambellan du duc Jean de Berry (29) puis du roi Charles VI (30). Ce seigneur épousa Jeanne de Pèrebuffière (31). Il fut fait prisonnier par les Anglais à Azincourt et mené en Angleterre.(32).
- De 1416 à 1430, Jean du Puy fut seigneur du Coudray.
- De 1452 à 1487, Louis du Puy fut seigneur du Coudray, il épousa Catherine de Prie.
- De 1487 à 1519, Jean du Puy, fils du précédant fut seigneur du Coudray, il épousa Philippe de Bellay dame d'honneur de la reine Anne de Bretagne.
- De 1519 à 1545, Georges du Puy, fils du précédant, épousa Jeanne Raffin. Ayant livré quelques huguenots à la justice d'Issoudun, ce seigneur fut attaqué par le capitaine d'Ivoy à la tête des troupes catholiques de Bourges. L'attaque fut si violente qu'il en mourut deux jours plus tard de frayeur à son refuge de Rosière.
- 1545 à 1575, Claude du Puy fut seigneur du Coudray.
- De 1575 à 1614, Jeanne du Puy, fille du précédant et épouse de Louis de Saint Gelais Lusignan fut Dame du Coudray.
- De 1614 à 1686, nous trouvons successivement comme seigneurs :
- Josué de Saint Gelais Lusignan ;
- Charles de Saint Gelais Lusignan dont une partie de son corps est inhumé dans l'église de Civray le 9 mai 1665;
- De 1686 à ????, Charlotte de La Loë, veuve du précédant fut Dame du Coudray.
- De ???? à vers1712, Charles de Saint Gelais Lusignan du Puy, fils des précédents.
Vers 1712, la seigneurie du Coudray, comprenant celle de Massoeuvre et de Rosière, fut vendue par la famille Saint Gelais Lusignan du Puy à Charles Eléonor Aubry marquis de Castelnau des terres de Plou, pour la somme de 130 000 écus. Dorénavant, la seigneurie du Coudray fera partie du marquisat de Castelnau et en tant que tel aura comme seigneurs et propriétaire ceux de ce même marquisat
Le 30 janvier1756 Charles Joseph de Bussy acheta la marquisat de Castelnau des terres de Plou dans lequel étaient inclues le terres de Civray pour la somme de 600 000 Livres. A sa mort, en 1785, ce fut sa nièce Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse Folleville qui hérita du marquisat.
En 1793 Les Communes furent instituée sur tout le territoire français.
Sérigny, aujourd'hui La Chapelle du Puits
L'implantation originelle en ce lieu, fut celle d'une villa romaine. Des textes de 1166, nous parlent d'une villa Sérigny nommée " Séiniaco " appartenant à Eude d'Issoudun. Ce seigneur y fait don à l'abbaye de Saint Sulpice de Bourges des revenus de la taille et des coutumes.
Plus tard en 1203, ce fut les terres de " Sérny " (Sérigny) qui furent données à cette abbaye.
Saint Sulpice de Bourges construisit en ce lieu une chapelle pour la sanctification des âmes et qu'on trouve nommée en 1447, " Chapelle de Serigny ". Cette même abbaye y creusa aussi un puits pour y rafraîchir les corps.
En 1449, apparaît dans la nomination du lieu, la notion de village " Villagium Capelle " (village de la Chapelle).
Puis trois ans plus tard, en 1450 l'appellation fut " Capella Beate Marie de Seriniaco " (chapelle Sainte Marie de Serigny), mais aussi " Puteus Villagi Capelle " (Le Puit du village de la Chapelle).
Ce fut en 1477 qu'apparu le nominatif " Villagium de Capelle de Cerigni " (village de la chapelle de Sérigny) ; ainsi que celui de " Puits de la Chapelle " qu'on retrouve en 1567et 1609.
Mais la difficulté ne s'arrête pas là, car à partir du 15ème siècle, deux entités de groupement d'habitats distinctes vont apparaître :
- celle qui dépendait de Saint Sulpice sera nommée " Le Puits de la Chapelle " de nos jour " La Chapelle du Puits ".
- et l'autre qui appartenait à l'abbaye de Saint Laurent sera appelée " Le Puits de Sérigny " qui aujourd'hui serait " Le Bois Bourbon " où il fut découvert, en 1978, par Monsieur J. Holmgren des traces d'un bâtiment en pierre ainsi que celles d'un enclos.(33)
Enfin ce lieu fut appelé globalement en 1761 " Métairie du Puy au village de la Chapelle ".
La Chapelle de Sérigny était toujours visible en 1885, Monsieur Buhot de Kersers nous la décrivez ainsi : " Elle est à chevet carré percé d'une fenêtre ogivale. Le pignon est à ramperolles légèrement ondulés, disposition rare. A l 'Est, attiennent les anciens bâtiments monastiques où se voient une porte à accolade et une autre plein cintre ".
Bois Ratier

Ce sont les traces d'implantation d'une villa romaine découvertes en 1976 par Monsieur Holmgren au lieu dit " Poirler Molet " qui nous indiquent qu'il y eut là une exploitation agricole romaine ou gallo-romaine. (voir croquis gauche ci-dessus ).
Le premier nom connu de ce lieu est " Boscum Rater " en 1230 lorsque Humbaud de la Fleur (de Florae), fit dont à l'abbaye de La Prée de ses possessions en cens et terrages. A cette époque, l'abbaye de Saint Sulpice de Bourges y avait aussi des biens.
Ce nom évoluera en " Nemoris Ratyer " et sera la terre d'origine d'un grand archevêque de Bourges Guillaume de Bois Ratier qui exercera sa fonction de 1409 à 1421. Cet homme fut un grand diplomate du royaume de France auprès du roi Henri V d'Angleterre. Il joua aussi un rôle non négligeable au conclave de 1417 à Rome. Il avait avec le duc Jean de Berry une très grande passion des livres et manuscrits.
Quelques faits divers de la vie quotidienne à Civray au 17ème siècle
3 septembre 1664 " Les siamoises baptisées à Civray " (34)
"aujourdhuy 3 septembre 1664 mont este presentee Estiennette et Thomasse fille de Vincent Gaudichet et de Mathurine Lamy son espouse de la parroisse de primelles lesquelle Estiennette et Thomasse sont née et veneue au monde jumelles et attachée inseparablement lune a lautre par le costé de la teste et lesquelle voyant en danger manifeste de mort prochaine accause dun tel deffaut de nature jay baptisee separement et soubs condition apres avoir esté ondoyee ala maison par françoise Regnaulde matronne ce qui me sembloit douteux. ont este leurs parrains et marrainnes pierre pyrot et estiennette lavot et Leonard Labé et Thomasse Desprez lesqueles nont sceu signer.
faict jour et an que dessus. (signé) PBaudry.
18 décembre 1672 " Civray : mémento de la parfaite ondoyeuse " (35)
"Bapt(ême) de Jeanne Pottin
Lan milsix cent soixante douze le dixhuitiesme (décembre) par moy Curé soussig(né) a esté receue aux ceremonyes de baptesme seulment Jeanne fille de Jean Potin lab(oureur) et de Clemance Pigeat son espouse apres avoir estee ondoyee ala maison en naissant estant en peril de (mort) par Claude Navet matronne laquelle ma asseuré (de) vifve voix quelle avoit deuement ondoye le dict (enfant) suivant l intention de lesglize luy versant de l eau (pure?) et naturelle sur la teste laquelle seulle estoit extante et paraissoit hors le cloistre maternel disant ces parolles enfant je te baptise au nom du pere et du fils et du st esprit ce qui nous a (semblé) bon et nous a esté confirme par le tesmoignage de jeanne baudin tante du dict enfant et sa marraine et de jean potin son oncle et de jean potin pere de l' enfant.
fust son parrain Jean Latronche cardeur et sa marraine jeanne baudin susdicte laquelle na sceu signé"
6 mars 1676 " Civray : un
ondoiement bien fait " (36)
Lan mil six cent soixante seize le sixiesme mars a esté aporté a l eglise Un fils de Jean Mizon et de françoise Jollivet son espouse né Le mesme jour pour recepvoir les ceremonies du baptesme lesquelles luy ont esté faites et administrees par moy Curé soussig(né) ayant esté auparavant baptisé a la maison en peril de mort par françoise masle matronne lequelle nous a asseuré avoir deuement fait et selon l intention de l eglise et nous a esté confirmé par Jeanne Sabourot ayeule du dict enfant et gratienne bachellier sa marrainne a ce presentes dans les dictes ceremonies on luy a imposé le nom de andré et le parrain a esté andré baudin et sa marrainne gratienne bachellier susdicte qui ont seulment assisté aux ceremonies et non pas au sacrement et ont dict ne scavoir signer. (signé :)Baudry.
9 octobre 1678 " Blessé à coups d'Epée " (37)
A CIVRAY, l'an 1678 le neuf octobre par moy curé soussigné a été inhumé dans le cimetière, le corps d'un pauvre garçon en âge d'environ vingt cinq ans de poil noir ayant les cheveux assez longs deux bras tordus et semblait (ressemblait) aux gens qui fréquentent les lieux publiques pour mandier l'aumône lequel vint en ce
bourg blessé à la tête de plusieurs coups d'épée ou couteau, lequel mourut quelques jours après sans avoir voulu dire son nom ni le lieu de sa naissance ni qui l'avait blessé et n'en a pu tirer un mot de raison. Signé BAUDRY Curé.
17 février 1682 " Une bohémienne de grand chemin " (38)
A Civray le 17 février 1682 a été inhumée dans le cimetière le corps d'une vieille fille faisant métier de bohémienne et nommée Marie MORON laquelle mourut le jour précédent au village de bois ratier dans un grand chemin sans assistance d'aucune personne ni sacrements que de François Delahaye et Louis MORON sa femme et soeur de la déffunte lesquels me l'ont présenté pour lui donner sa sépulture ce que j'ai fait après avoir diligement examiné leur profession de foy catholique appliqué et romaine et ce ....procureur seigneurial en datte du même jour.
9 avril 1694 " Mort d'un bon paroissien de Malicornay à Civray " (39)
Civray:
L'an 1694 le vingt neuf apvril a esté inhumé dans le cimetière un pauvre homme aagé environ de 90 ans mort en ce bourg auquel j'ai trouvé un certificat de monsieur le curé de Montierchaume ou il avoit fait son devoir paschal au dos d'une permission de Mr le Curé de malicornet ou ledict parroissien pierre gaillard avoit esté sacristain.
Notes de références
(1) LOUBOUTIN. (Catherine.). : " Au néolithique les premier paysans du monde ". Editions Gallimard, Paris 1990.
(2) MARCHAND. (Pierre.). et PASQUET. (Hedwige.). : " Le Guide de la France préhistorique " Edition Gallimard /Nouveaux Loisirs. Caisse Nationale des Monuments historiques et des sites/Edition du Patrimoine. Paris 1997. 159 pages, . p. 21-39-40.
(3) CARTIER de SAINT RENE. (L.). : " Histoire de du duché-pairie de Chârost " Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 31.
(4) DIODE DE SICILE : (v.90av.J.C. - 21 av. J.C.) historien Grec. Les livres I à V consacrés aux origines de monde, à l'histoire de l'Egypte et de la Chaldée, les livres XI à XX consacrés aux événements de 480 av. J.C. à 302 av. J.C.. in " Histoire de Berry " de Jean Chaumeau seigneur de Lassay. Editions Antoine Gryphius. Lyon. 1566.
(5) CHEVROT. (Jean François.). & TROBIAC. (Jacques.). : " Carte Archéologique de la Gaule " Edition M S H 1992, 370 pages, page 161.
(6) BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996. pages 167 et 168.
(7) PELLOUTIER. (Simon .). : " Histoire des Celtes, et particulièrement des Gaulois et des Germains depuis les tems fabuleux, jusqu'à la prise de Rome par les Gaulois ". [Livres I-II] Publié par I. Beauregard, 1740. 120 pages. p.22.
(8) THIERRY. (Amédée.). : " Histoire des Gaulois ". Editions Hachette. Paris 1835. 415 pages, .p.10.
(9) HUGOT. (Abel.). : " France historique et monumentale: Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours ... " Editions H.L. Delloye, 1836 page 13
(10) BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996. page 125.
(11) BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996. page 169.
(12) PEUTINGER. Il ne fut pas l'auteur de la carte qui porte aujourd'hui son nom. Géographe et humaniste allemand, il possédait une table traçant les itinéraires de l'Empire romain. Cette table fut plus tard, appelée " Table de Peutinger ". Cette Table des Itinéraires lui avait été offerte en 1507 par Celtis Portucius, qui le chargea charge de la faire éditer. Peutinger ne put faire publier la table, dont une partie fut finalement éditée en Italie, à Venise, chez les célèbres Alde, bien après la mort de Peutinger.
CELTIS PORTUCIUS avait trouvé, par un pur hasard cette Table à Worms, en Allemagne. Elle a la forme d'un rouleau de sept mètres de long, représentant les voies connues depuis l'Angleterre jusqu'au Gange.
Les moines de Colmar réalisèrent en 1265, une copie de cette Table à partir d'une carte romaine datant du IV° siècle, elle-même sans doute aussi copiée . Cette copie fut une remise à jour d'une grande carte du monde peinte sur le portique d'Agrippa à Rome vers 12 de notre ère.
.Après être passé par la maison de Savoie, le manuscrit fut finalement acheté par la bibliothèque de Vienne, en Autriche, qui le possède toujours.
(13) Ce nom figure dans le Mémoire de la Société des Antiquités du Centre T.III, pages de 1 à 5. In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(14) FAVIERE. (J.). : in Bulletin du Comité d'Histoire et d'Archéologie du diocéce de Bourges 1867 - 1875. 20 décembre 1867. page 76.
(15) HUVELIN. (Hélène.). DURAND.( Marc.). AMANIEUX. (Françoise.). " Le dépôt monétaire gallo-romain de Nery " . In: Revue archéologique de l'Oise. N°11, 1978 fascicule 1. pp. 5-7.
(16) LEDAY. (A.). : " La Campagne " Pages 52 ; 64 ; 81 ; 85 ; 112. Edition ?, 1980.
(17) CARTIER de SAINT RENE. (L.). : " Histoire de du duché-pairie de Chârost " Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 43.
(18) Archives de Saint Sulpice. Liasse 1 cote 3. in BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(19) Archives de Saint Sulpice. Liasse1ère des bulles. In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(20) Archives de Saint Sulpice. Liasse 10 cote 1. . In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(21) Archives de Saint Sulpice. Liasse 1 cote 3. . In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(22) BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996. page 125.
(23) CARTIER de SAINT RENE. (L.). : " Histoire de du duché-pairie de Chârost " Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 44.
(24) ROUSSEAU. (Didier.). : " Civray : Noblesse cachée " article du 24 juin 2007. publié par Généalogie en Champagne berrichonne.
Aujourdhuy 9 may 1665 ont esté inhumé dans l' Eglise de Civray dessoub la tombe qui est devant l' autel de la vierge les intestins et autres parties nobles du corps de feu hault et puissant Seigneur Messire Charle de St Gelais de Lusignan du Puy.
(25) ROUSSEAU. (Didier.). : " Chute de clocher et de l'art d'en rendre compte " mis en ligne sur Généalogie-en-champagne-berrichonne.com actes rares le 9 février 2008.
" Civray : L'an Mil Sept Cent Cinquante neuf le dix du mois de janvier le Corps de jean agé de dix neuf ans fils de defunt Pierre Fabri et de vivante Jeanne Pericho épouse de Pierre Sotereau sacristain decedé d'hier d'une chute du clocher sur la voute du porche de l'eglise qui occasionna une visitte de la part de la justice de Civray qui se transporta en datte du même jour et an sur le lieu et qui en conséquence de son acte nous pria d'inhumé le corps dans le cimetierre avec les Ceremonies prescrittes par la Ste eglise ce que nous avons fait présence pierre et etienne Sotereau charles baraché et plusieurs autres de cette paroisse qui ont dit ne scavoir signer de ce interpellés. Nicolas curé de Civray.
(26) Archives de Saint Sulpice de Bourges, liasse Fougerolles. In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(27) Archives de Saint Sulpice de Bourges ,liasse 1, bulle. In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(28) Archives de Saint Etienne, paroisse de Mehun. In BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
(29) CARTIER de SAINT RENE. (L.). : " Histoire de du duché-pairie de Chârost " Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 44.
(30) CARTIER de SAINT RENE. (L.). : " Histoire de du duché-pairie de Chârost " Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 44.
(31) Archives de Saint Sulpice de Bourges, liasse 5 de Civray.
(32) BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996. page 128.
(33) CHEVROT. (Jean François.). & TROADEC. (Jacques.). : " Carte Archéologique de la Gaule ". Editions M. S. H. 1992. 370 pages. page 161.
(34) Transcription de l'acte : Didier Rousseau le 24/06/2007
publié sur http://www.genealogie-en-champagne-berrichonne.com/xnews/index.php?val2=90_10
(35) Transcription de l'acte : Didier Rousseau le 18/07/2007
publié sur http:// www.genealogie-en-champagne-berrichonne.com/xnews/index.php?val2=70_10
(36) Transcription de l'acte : Didier Rousseau le 22/03/2007
publié sur http://www.genealogie-en-champagne-berrichonne.com/xnews/index.php?val2=40_10
(37) Transcription de l'acte :Huguette Deshayes le 14/01/2009
publié sur http://www.genealogie-en-champagne-berrichonne.com/xnews/index.php?val2=20_10
(38) Transcription de l'acte :Huguette Deshayes le 31/12/2008
publié sur http://www.genealogie-en-champagne-berrichonne.com/xnews/index.php?val2=20_10
(39) Transcription de l'acte : Didier Rousseau le 22/03/2007
publié sur http://www.genealogie-en-champagne-berrichonne.com/xnews/index.php?val2=70_10
Bibliographie
BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : " Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ". Edité en 1885. Réédité par Livre d'Histoire. Paris 1996.
CARTIER de SAINT RENE. (L.). : " Histoire de du duché-pairie de Chârost " Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages.
CHEVROT. (Jean François.). & TROBIAC. (Jacques.). : " Carte Archéologique de la Gaule " Edition M S H 1992, 370 pages.
DIODE DE SICILE : (v.90av.J.C. - 21 av. J.C.) historien Grec. Les livres I à V consacrés aux origines de monde, à l'histoire de l'Egypte et de la Chaldée, les livres XI à XX consacrés aux événements de 480 av. J.C. à 302 av. J.C.. in " Histoire de Berry " de Jean Chaumeau seigneur de Lassay. Editions Antoine Gryphius. Lyon. 1566.
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