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Les Actes Rares

Peur à Bourges.

Ajouté le 22/10/2007 - Auteur : Didier
St-Pierre-le-Guillard-
Le Vingtiesme jour de may mil six cent trantte six a este enterre dans le semestiere de Sainct pierre le Guilhard francoys Lelarge filz de Madame Lelarge lecquel est mort de la Malladie contagieuze que Dieu nous preserve et fust enterré nuittement par ceulx de la Santté.

mention marginale : inconnu

Ajouté le 21/10/2007 - Auteur : noelle
le 5è juin (1672) a esté inhumée Marie fille de                  naturelle du vallet et de la servante muette de monsieur Colleau procureur de Sancerre.

Une nuit de noces très efficace

Ajouté le 05/10/2007 - Auteur : Eric
[Ces deux actes proviennent des dépouillements effectués par les bénévoles de GenNièvre, la première partie est un acte de mariage tout ce qu'il y a de plus classique, on pourrait même dire un modèle du genre dans ses formes pour cette époque, pourtant notez bien la date de l'événement.]

L'an mil huit cent quatre vingt quinze, le vingt-cinq mai à onze heures du matin, par devant nous, MATIVET Léon, maire, officier de l'état civil de la commune de Tracy, canton de Pouilly, département de la Nièvre, sont comparus dans la maison commune VIGNEL Eugène agé de vingt-cinq ans, né à Tracy, célibataire, fils majeur de feu VIGNEL Vincent, décédé à Tracy le dix-sept juin mil huit cent quatre vingt onze, comme il résulte de son acte de décès et de JACQUEMARD Emilie, agée de cinquante neuf ans, ménagère, domiciliée à Tracy, ici présente et consentante et demoiselle PIGEAT Solange agée de vingt et un ans, née à Vornay (Cher) le quatorze août mil huit cent soixante treize, comme il résulte de son acte de naissance, dont un extrait délivré à la mairie de Vornay le dix-huit avril dernier sera annexé au présent acte, domestique domiciliée à Nevers, majeure, fille de PIGEAT Jean, agé de cinquante cinq ans, journalier et de LEGUILLON Marie agée de cinquante-trois ans, ménagère demeurant ensemble à Vornay, ci présents et consentants, lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune les deux dimanches consécutifs vingt et un avril et vingt huit même mois de mil huit cent quatre vingt quinze et à Vornay aux mêmes dates, comme le prouve le certificat annexé au présent acte. Aucune opposition audit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du Chapitre VI du titre du code civil intitulé du mariage, nous avons interpellé les futurs époux, ainsi que JACQUEMARD Emilie, PIGEAT Jean et LEGUILLON Marie, d'avoir à déclarer s'il a été fait par devant notaire un contrat destiné à règler les conditions civiles du mariage : à quoi ils ont répondu négativement. Nous avons ensuite demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme : chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement, déclarons au nom de la loi que VIGNEL Eugène et PIGEAT Solange sont unis par le mariage. De laquelle célébration qui a eu lieu publiquement nous avons dressé acte en présence de VIGNEL Charles, agé de trente-trois ans, de VIGNEL Victor agé de vingt-neuf ans, tous les deux vignerons demeurant à Boisgibault, commune de Tracy, frères de l'époux ; de JACQUEMARD Louis agé de soixante sept ans, vigneron domicilé aux Loges, commune de Tracy, ami de l'épouse et de GUYOT Louis agé de quarante quatre ans, vigneron, domicilé aux Loges, commune de Pouilly, ami de l'épouse, lesquels après qu'il leur en a été aussi donné lecture, l'ont signé avec nous et les parties contractantes. Déclaré ne savoir signer : la mère de l'époux, le père et la mère de l'épouse et JACQUEMARD.

Signatures : Solange PIGEAT - VIGNIEL Eugène - VIGNIELES Charles - VIGNEL Victor - GUYOT - MATIVET l'officier d'état civil.

[Suit sur le registre :]

L'an mil huit cent quatre vingt quinze le vingt sept mai à huit heures du matin par devant nous MATIVET Léon, maire, officier de l'état civil de la commune de Tracy, canton de Pouilly, département de la Nièvre est comparu VIGNEL Eugène, agé de vingt cinq ans, vigneron domicilé à Boisgibault, commune de Tracy, lequel nous a présenté une enfant du sexe féminin née le vingt cinq mai courant à onze heures trois quart du soir dans son domicile, de lui déclarant et de PIGEAT Solange agée de vingt et un ans, sans profession, son épouse, demeurant avec lui et à laquelle enfant il a dit vouloir donner les prénoms d'Alida Léontine. Les dites déclaration et présentation faites en présence de GUENOT François agé de cinquante neuf ans, vigneron et de BOUCHER Lionel agé de quarante cinq ans garde champêtre domiciliés tous les deux à Boisgibault, commune de Tracy, et ont le pères et témoins signé avec nous le présent acte de naissance après qu'il leurs en a été donné lecture.

Signature : VIGNEL - GUENOT - BOUCHER - MATIVET

[Vous imaginez l'ambiance au banquet des noces avec l'épouse qui accouchait dans la maison...]

Une seconde chance

Ajouté le 05/10/2007 - Auteur : Eric
[Cet acte a été trouvé et transmis par Noëlle (membre du site) sur le registre de Sancerre]

Le quatrième aoust (1695) a esté baptizé sous condition un enfant dont le père et la mère sont inconnus qui aesté apporté en cette ville, qu'on adit avoir esté trouvé dans la grange d'Edme (Varset ?) au village des Deneaux parroisse de Boulleret. Le dit enfant paroist avoir environ cinq mois. on luy adonné dans son baptème le nom de Bonaventure. aesté parrein François Marie Millet fils de feu noble Etienne Millet vivant bailly du comté de Sancerre seig(neu)r des Brosses et marreine Geneviève Des bans fille de feu noble François Desbans vivant maistre des eaux (et) forests dudit comté, qui ont signés avec nous. Lequel enfant a esté mis par lordre de noble Thibault Nizon bailly dusus dit comté entre les mains de Marguerite Touzeau veuve Jean Marchin jusqu'à ce qu'il y soit pourvu autrement.
signatures : F. Heulhard - François Marie Millet - Geneviève Desbans

[Malheureusement, cette seconde chance se terminera tout de même très mal.]

Le vingt huitième mars (1696) a esté enterré Bonaventure enfant de père et mère inconnus qui fut baptizé dans cette paroisse le 4è aoust dernier, et mis entre les mains de Marguerite Touzeau.

Abandonnée par des gueux

Ajouté le 05/10/2007 - Auteur : Eric
[Cet acte a été trouvé et transmis par Noëlle (membre du site)]

L'an mil six cent quatre vingt douze le douze de mars a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse une petite fille agée environ douze ans qui fut laissée en cette ville de Sancerre par des gueux passans il y a deux ans cest pourquoy on ignore son nom et son lieu.               

signé : Brision

Noyade d'une épileptique

Ajouté le 02/10/2007 - Auteur : Didier
Le Subdray :
Le 10 Juillet 1678 a esté enterrée francoise Callault fille a deffunct Pierre Calault qui estant tombée du hault-mal s'est noyée dans un lac au grenouillat. faict par moy curé. Aupetit.

Enterré deux fois

Ajouté le 15/09/2007 - Auteur : Didier

Venesmes:
Lan Mil six cent quatre vingt a esté inhumé dans le cimestiere de cette paroisse le corps d'un homme incognu qui travailloit à la digue à porter la pierre. Lequel malheureusement tirant les pierres dans la carrière proche la dite digue, il tomba sur luy, par le raport qui m'en a esté faict, douze ou treize charois de tere tout d'un coupt qui lont estouffé, et comme par le mesme raport de ceux qui travailloient avec luy il a donné des marques de chrestien sestant trouvé muny dun chapelé le dimanche précédant son deceds.

La Celle: l'esprit fort défie son curé

Ajouté le 06/09/2007 - Auteur : Didier
En bas de page :

nota : Le 21 avril 1714 mourut jean sochon sans avoir satisfait au devoir paschal et sans même avoir voulu se confesser à la mort. Je ne voulu pas luy accorder la sepulture ecclesiastique selon le rituel cependant ses enfants le firent inhumer à Villecelin dans un cimetiere interdit.

Mort d'un bon paroissien de Malicornay à Civray

Ajouté le 31/08/2007 - Auteur : Didier
Civray:
L'an 1694 le vingt neuf apvril a esté inhumé dans le cimetière un pauvre homme aagé environ de 90 ans mort en ce bourg auquel j'ai trouvé un certificat de monsieur le curé de Montierchaume ou il avoit fait son devoir paschal au dos d'une permission de Mr le Curé de malicornet ou ledict parroissien pierre gaillard avoit esté sacristain.

La Revolution vue par le curé d'un petit bourg

Ajouté le 22/08/2007 - Auteur : Dele03100

 Fin du registre NMD de Maillet (03) pour l'année 1790 :

L'année 1789 a été remarquable par bien des événements.La gelée qui avait commencée le 26 novembre ? 1788 a été très forte à la fin de décembre et dans presque tout le mois de janvier, on y a vu de la glace épaisse d'environ dix neuf pouces, les vignes et les (rature) qui se sont (?)   trouvés dans les fonds ont été gelés. La mi juin la grêle a fait perdre le peu de vin que la gelée avait laissée.Le bourg ? Maillet moins maltraité que le reste de la paroisse et dont j'espérais avoir quarante septiers, ne m'en a pas donné seize. Du reste du gerbier j'ai eu 8 septiers de grains qui n'étaient pas nourris ? et ne pourrait vendre rendre de farine ..Le bled à valu en 1789 et continue à valoir en 1790 jusqu'à trente six livres.

Les états généraux ont recommencés le 4 ou 5 mai et ont pris le nom d'Assemblée Nationale. Le tiers état était en nombre égal au clergé et à la noblesse, quelques uns des deux derniers se sont joint au tiers et ont emporté le nombre de voix sur bien des objets.
Aux tenues précédentes des états généraux les matières avaient été décidées par ordres, par cette raison le clergé et la noblesse qui avaient les mêmes interets se trouvaient d'un même avis et contraire aux intérêts du tiers état.A cette assemblée le tiers a été ferme à ce que les choses fussent décidées à la pluralité des voix au mécontentement du clergé et de la noblesse, de la judicature, des militaires, des privilégiés, des financiers, de leurs commis, des ministres d'état et des seigneurs de la Cour.

Les changements opérés par l'assemblée nationale ont été l'occasion de complots dangereux, ainsi (tel) que ceux que l'on prévisit de voir arriver. Il s'éleva dans Paris une émeute dans laquelle la Bastille fut prise, des personnes en place maltraitées et tuées. Plusieurs Seigneurs sortirent du royaume avec leurs familles et beaucoup d'argent.

A la fin de Juillet il se répandit dans le royaume que des brigands attroupés en grand nombre et armés ravagaient les provinces. Ce bruit fit armer partout dans les villes et les campagnes ceux qui purent trouver des armes ou des instruments de défense. Cette alarme fit de vives impressions sur bien des personnes, des femmes enceintes s'accouchèrent, d'autres tombèrent malades, d'autres se virent au moment de la mort.Un homme qui avait de l'argent devint fou, un autre se croiait   à chaque instant attaqué par les brigands, la frayeur fut dans tout le royaume et presque généralement dans tous les esprits.

Nous n'avons point vu de brigands dans ce pays mais ils ont fait bien du mal dans quelques provinces.

L'histoire fera mention de tous les événements.

Ci-dessous la copie d'un billet qu'un curé voisin écrivit à son voisin confrère lors de l'allarme et qui fait voir à quel point la peur avait saisi certains esprits.
Vous n'avez point de temps à perdre mon pauvre ami, faites sonner le tocsin dans votre paroisse, assemblez-la le plus tôt possible et visez aux moyens de sauver votre vie et celle de vos paroissiens. les ennemis sont à La Souterraine à six lieu au couchant de Guéret), ils portent le massacre et la désolation sur tous les lieux de leur passage.
La Châtre a fait avertir Chateaumeillant, Chateaumeillant Culan, et Culan a envoyé Mr SAISOL(?) avertir Mr le curé de Védun de qui je tiens l'avis que je vous donne sur le revers de sa lettre. Avertissez de votre côté nos amis et voisins de proche en proche et faites parvenir ces tristes nouvelles jusqu'à Montluçon s'il est possible. La plumeme tombe des mains, la plume me tombe des mains (répété 2 fois dans le texte) et je crains de vous dire le dernier adieu."

Celui qui a écrit le billet ci-dessus craignait qu'on ne lui enleva unesomme de 7 ou 8 000 ou environ.

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